« Do It Yourself », libérez votre créativité… et votre porte-monnaie !

« Libérez votre créativité ! » Derrière un slogan aguicheur déroulé au fil des pages de ces catalogues, revues ou magazines que nous feuilletons affalés dans notre canapé, ne se cache plus depuis de nombreuses années le fameux tools-498202_640« Do It Yourself ». C’est sympa, le « Do It Yourself », si et seulement si nous sommes des as du bricolage. Et encore… Car l’affaire peut vite tourner au cauchemar ou à la prise de tête, avouons-le. J’en ai encore fait l’expérience récemment, et comme je n’étais pas la seule, cela m’a rassurée ! Le client achète (moins cher ?) et se débrouille pour le reste en somme.

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Utiliser la préposition « sur » en français… un casse tête ?

Bon, je suis d’accord par avance avec le lecteur de ce blog, c’est sans doute un peu prétentieux de ma part de s’autoriser à donner une leçon de… français ! Moi qui n’ai aucun diplôme dans le domaine des belles lettres ! Où est-ce que je souhaite en venir ? En fait, je suis exaspérée de lire ou entendre utiliser la préposition « sur » hors de son contexte, à tout bout de champ ! Dans les médias et la bouche des journalistes d’abord – pas tous mais à 99% quand même… – et la plupart du temps, « sur » Internet, « dans » la communication presse des grandes entreprises, les contenus corporate, les marteauoffres d’emploi, les annonces immobilières, ces dernières offrant régulièrement un florilège de mauvais style rédactionnel, pour une raison qui m’a toujours échappée…

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Le statut de free, pour moi, c’est fini

brins de bl au ventJ’ai eu du mal à me décider, mais j’ai fini par tout arrêter. Je ne suis plus freelance. Même quand je n’avais pas de client, j’étais freelance.

Maintenant, je suis chômeuse entre deux contrats de formateur. Youpi ! Car ces contrats courts – la formation, une activité annexe qui prend de plus en plus d’espace – s’arrêtent avec les stages, examens etc. des étudiants, dans le supérieur. Je rejoins le bataillon des 1,2 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi depuis 2012, de manière virtuelle… parce que je n’ai pas assez d’heures cumulées sur une année pour prétendre à quoi que ce soit. Mon cas ne va alourdir le panier des indemnités même si je n’en ai jamais perçues de toute ma vie professionnelle.

Zéro chiffre ne veut pas dire zéro cotisation

J’ai décidé d’arrêter de payer des cotisations dans le vide, ou presque… Au risque de relancer une polémique déjà mille fois rabâchée, eh oui !  Quand on acquiert le statut de libéral, ou travailleur indépendant ou TNS (travailleur non salarié), le seul qui existait quand je me suis installée à mon compte, on paie des cotisations même si le chiffre d’affaires ne rentre pas ou peu… au contraire de celui d’auto-entrepreneur par exemple. Avec le trio URSSAF, RSI, et Cipav, ce dernier s’étant fait récemment connaître dans la presse pour son impopularité légendaire. Des minimas sont imposés. Les plus lourds sont ceux de la Cipav, la retraite. Voyez plutôt : 1500 euros annuels pour une cotisation de base vous rapportant 90 euros de rente par an après 65 euh… 68 ans… Quand le chiffre rentre difficilement, il faut à tout prix échapper à ce racket ! Avec le statut auto-entrepreneur par exemple : tant que t’as pas de chiffres, tu paies rien. Il y a deux poids deux mesures en France et maintenant, je sais de quoi je parle ! J’aurai pu écrire, pudiquement, comme on l’entend dans les interview ou comme on le lit dans les magazines : « j’ai arrêté mon activité pour des raisons personnelles ». Ca me fait sourire, ce genre d’excuse. Et bien non, j’affiche la couleur, c’est tout.

Une activité en pointillé depuis plusieurs années

Depuis plusieurs années, le métier de communicante que j’aimais exercer est devenu de plus en plus difficile, pour moi, mais j’ai connaissance aussi de freelance au travail de qualité dans leur partie qui souffrent également : crise, compression des budgets, changement de région, de mentalité, concurrence déloyale avec des prestations bradées, sous-traitées, bâclées, petits arrangements entre amis, low cost généralisé… à la longue, c’est devenu usant, presque davantage pour mon moral que pour mes finances d’ailleurs ! La rédaction professionnelle par exemple, j’entends par là la rédaction avec la connaissance et la maîtrise des techniques journalistiques, qui était le fer de lance de mon activité, est attaquée de toutes parts : 1. ça n’intéresse plus grand monde…. il suffit de se balader sur le web, dans les copies des étudiants qui ont passé le Bac, pour constater à quel point le niveau grammatical et orthographique en français, ne serait-ce que le niveau, est lamentable 2. les entreprises préfèrent s’en remettre aux compétences internes (je le comprends aisément, mais quand la rédaction est bien indigente, parce que déléguée à des amateurs dans le domaine, il ne faut pas venir pleurer qu’on a mis beaucoup de sous dans un site web qui ne rapporte pas assez, ou qui est mal positionné sur les moteurs de recherche, par exemple…) 3. les professionnels de l’écriture, dont je fais partie, sont concurrencés par les tarifs des plate-forme du nord de l’Afrique (le Maroc entre autre…), qui alignent des prix qui n’ont aucun sens chez nous, avec les charges à payer en France, et le salaire que l’on espère  retirer de notre activité. 4. enfin, certains professionnels eux mêmes bradent les tarifs de leurs prestations… ils trouvent forcément preneurs…

La vie en free, c’est une expérience unique, parfois ratée ou triomphante, souvent inégale, comme la mienne, qui s’est caractérisée par un décollage en flèche après des débuts très difficiles, et un délitement sournois. Ma vie en free c’était des rencontres et des projets, des idées et de la créativité, des tremblements de terre et des traversées du désert, une vie à 100 à l’heure, des week-end sacrifiés à la pelle et des sourires clients qui vous les font oublier, des prises de tête et des casse tête, une solidarité à nulle autre pareille entre indépendants, des attentes et des flops mais jamais de regrets (un truc qu’on ne vit que quand on est free), des réussites justifiées, parfois inattendues, et des remerciements…

Bon vent à tous les free !

 

Manifeste pour une rémunération des rédacteurs indépendants au temps passé

Etude _ Emploi et m_tiers dans la communication corporate _ janvTerminé le tarif au feuillet qui n’a jamais eu beaucoup de sens pour les rédacteurs indépendants au service des entreprises. La tarification au temps passé s’impose. C’est ce que propose Communication&Entreprise Paris. Dans un récent communiqué, elle s’explique.

Le numérique, encore lui !,  a fait émerger les incohérences de rémunération des métiers de l’écriture pour les communicants, qui prenaient appui sur la facturation au feuillet, comme pour les journalistes.  Communication & Entreprise Paris a publié son Manifeste pour le juste prix des prestations rédactionnelles dans un communiqué en date du 11 décembre 2015. Selon le témoignage du Président de l’association, Jean-Luc Letouzé, plusieurs dimensions de la communication sont mises en cause : les organisations, les usages, mais aussi la production et notamment l’écriture des supports numériques. »Si les formats diffusés sont plus courts, ils requièrent pourtant plus de travail. Ils sont aussi plus denses ce qui implique de passer du temps à consulter plus de sources et à faire un véritable effort de synthèse. » Pour les rédacteurs indépendants, ces évolutions modifient leur modèle économique : ils passent plus de temps pour livrer des contenus plus courts. Dans ce contexte, une rémunération au feuillet n’a plus de sens !

A l’arrivée, un manifeste est mis sur pied, qui « traduit plusieurs grands enjeux de l’association : la défense de la valeur ajoutée de la communication, la détection et la prise en compte des nouvelles conditions d’exercice de la profession pour en faire évoluer les pratiques, l’accompagnement des communicants dans leur développement professionnels, et l’animation de l’écosystème « communication » en fluidifiant les relations entre les prestataires et leurs clients. »

Les trucs qui marchent en communication

escalier.chateau.larochefoucaultEn préambule, je préciserai à mes lecteurs que j’ai abordé ce métier avec des codes un peu différents de ceux d’aujourd’hui, dans la mesure où Internet n’existait pas (on était au début des années 90)… Impossible de se jeter sur la toile pour regarder ce qui fonctionnait ailleurs… Le brainstorming et le support papier étaient rois ! Le réflexe de quête systématique sur Internet a commencé au cours  des années 2000. J’avais remarqué que les étudiants surfaient d’abord sur le Web en face d’un cas pratique, plutôt que de prendre un stylo et une feuille blanche pour écrire : Quoi ? A qui ? Pour quoi ? Comment ?  Il m’arrive de penser qu’en cette ère du numérique, on utilise les supports d’abord, et on pense aux hommes après… et que de fait, on produit beaucoup, peut être trop, parce que la tentation est forte d’utiliser l’ensemble des supports à notre disposition. Et si on revenait aux fondamentaux ?

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