Je suis en libéral, donc je m’appelle… « Crésus » !

Définition de Crésus vue dans le dictionnaire : « Nom d’un roi de Lydie, qui possédait de grandes richesses. Se dit souvent dans le langage familier, d’un homme extrêmement riche. C’est un Crésus. »

La semaine dernière, un interlocuteur me laisse deux messages sur ma boite vocale m’invitant à le rappeler, comme spécialiste de la communication d’entreprise, pour une interview à paraître dans un journal spécialisé dans la communication. Très bien ! Quelle chance ! Je ne connais pas du tout ce support (la France détient le record du nombre de titres magazine avec plus de… 10 000 titres ?), mais je vérifie sur Internet, ce support existe bel et bien, et parait effectivement cadrer, dans les thématiques, avec mon métier.

Une occasion à saisir « vite aux cheveux », comme aurait dit Molière !

Je rappelle et tombe sur une charmante personne, « commerciale » comme il faut (moi aussi j’ai fait, feu mon jeune temps, de la vente par téléphone…), qui m’explique qu’un journaliste va m’interviewer sur mon métier, mes clients, mes références etc… que j’aurais droit à 4 pages pleines avec témoignages de clients, un envoi personnalisé du magazine à 150 contacts mails de mon choix, et une mise en avant dans le magazine destinée aux abonnés. N’en jetez plus !

Je dois me dépêcher de dire si je suis d’accord, nous sommes 4 en « compétition » même si je suis recommandée (ah bon ?) pour cette interview (je devrais dire plutôt reportage vu le nombre de pages qui me seraient consacrées).

D’accord Madame, mais quelle est la contrepartie pour avoir droit à 4 belles pages dans votre magazine qui vont dépioter en long, large et travers mon activité d’indépendant en communication d’entreprise ? Moi, simple free lance ou solo, sans aucune notoriété, ou alors purement locale, commençant au numéro de ma maison et terminant trois numéros plus loin dans la même rue et sur le même trottoir  ? Payer 4 600 euros.

Ah ! Mais c’est bien sûr ! Publi-rédactionnel en fait ! Voilà un niveau de tarif que je n’ai même jamais fait payer à mes propres clients, pourtant des entreprises avec des budgets en communication, pour l’achat d’un espace publicitaire. Mais ce n’est pas grave si je trouve le montant élevé, je peux payer en plusieurs fois…

Comme apparemment le magazine fonctionne par recommandation, je ne sais pas qui aura donné mes coordonnées pour payer 4 600 euros un encart presse dans un magazine sur la communication dans l’entreprise que je n’ai jamais lu, contre 4 pages sur bibi.

Tout ceci est-il bien raisonnable ?

Je pense que non seulement la régie du magazine, mais aussi la personne qui m’a recommandée, doivent s’imaginer que les « libéraux » dans « le conseil pour les affaires de gestion » touchent de gros honoraires leur permettant de payer plus cher que des entreprises qui ont pignon sur rue des publicités ou des publi-rédactionnels… Ou alors qu’ils ne savent pas quoi faire de leurs sous…

Je raconte cette anecdote, mais depuis 10 ans, ce n’est pas la première ni la dernière fois que cela m’arrive. Il y a un certain annuaire qui répertorie les coordonnées des professionnels qui fait de même, annuaire qui d’ailleurs, même après lettre recommandée, continuait de me harceler pour que je prenne un encart payant.

A l’heure d’Internet, des réseaux sociaux, de Twitter, Facebook et tout le tintouin, qui font et défont une notoriété en quelques clics, quand est-ce qu’on arrêtera de prendre les gens pour des imbéciles avec leurs sous, et surtout ceux des indépendants ?

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