La taille imposante de Google freinera-t-elle la fidélisation de ses meilleurs collaborateurs ?

Google, un géant de la Silicon Valley

Google est devenu une grande entreprise, un mastodonte pourrait-on dire, avec plus de 23 000 salariés. Un cadre démissionnaire, dont les propos ont été rapportés dans un article du New York Times en date du 10 décembre dernier, explique que « Google a beaucoup grossi et a perdu en réactivité. Par comparaison, chez Facebook, tout va plus vite. » Inutile de préciser que ce cadre a rejoint l’équipe Facebook. La réussite de Google, qui connait depuis l’origine une politique de ressources humaines originale destinée à fidéliser ses collaborateurs, va-t-elle se heurter aux problèmes bien connus des grandes entreprises : une pyramide sclérosante et handicapante en terme entrepreneurial ?

Car la croissance de Google a été fulgurante ! Créée en 1998 par Larry Page et Sergey Brin avec pour mission « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile »(1) en concurrençant Yahoo! et Alta Vista (et oui que de souvenirs !) dans le « bric à brac d’un garage », Google est devenu la plus imposante entreprise du marché d’internet avec plus de 23 000 salariés.

Le « twenty percent time » ne fait plus recette

Le modèle original offert par Google est imparable dans le monde de l’Internet : permettre à chaque collaborateur de mener à bien ses projets personnels sur… son temps de travail ! Ce que Google nomme le « twenty percent time ». Le succès de Gmail, selon le New York Times, est né de cette initiative interne. Mais gérer l’expansion foudroyante est difficile. Google est passé de 5 000 à 23 000 salariés en cinq ans, avec un chiffre d’affaires de 2,3 à 17 millions d’euros. Du coup, Google ne fait pas mieux que toute entreprise classique : elle se bureaucratise !

Des ponts d’or qui limitent l’exode des cerveaux

Comme l’entreprise est riche, elle offre des ponts d’or à ses salariés. 300% de hausse de salaire pour les quatre membres de la Direction, 10% d’augmentation de salaires pour tous les salariés avec un  bonus de 1 000 euros. D’après Google, 80% des salariés qui reçoivent une contre proposition restent. Et pourtant, cela n’est pas toujours suffisant. Même le PDG de Google,  Eric Schmidt, interviewé par le New York Times, estime qu’il « est devenu beaucoup plus difficile de concrétiser une idée et c’est probablement là le plus gros enjeu stratégique. » Néanmoins ces bons sentiments ne sont pas partagés par les salariés démissionnaires qui estiment que Google les encourage moins à innover mais plutôt à améliorer l’existant. L’hémorragie des cerveaux guette Google. Un ancien, Josh McFarland, qui a démissionné pour créer le site Tellapart, explique que des salariés entreprenants préfèrent « faire une croix sur une source de revenus relativement faciles et réguliers » plutôt que de rester chez Google.

Jamais deux sans trois

Ainsi 142 salariés auraient migré de Google chez Facebook. Les deux monstres du Web se disputent les meilleurs, et les plus entreprenants. Au modèle d’jeunes de Facebook s’oppose le modèle pépère de Google ! Une entreprise de dix ans d’âge victime de son succès est qualifiée de sclérosante par certains salariés. Mais comment s’en étonner, dans la webisation de notre vie ?  Car ce qui fait avancer les jeunes et… les moins jeunes ! C’est le rêve. Rêver de travailler chez Google comme rêver de travailler chez Facebook, ce dernier qui, à n’en pas douter, suivra le même chemin que Google… jusqu’à ce que les meilleurs créent eux mêmes leur propre enseigne et marché. Comme le dit si bien un vieil adage pourtant plein de sagesse et d’expérience de la vie : « jamais deux sans trois ».

1. source : http://www.google.com/corporate/

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