L’art-thérapie, méthode anti-stress garantie

Décidément, oui, l’art apporte une forme d’apaisement. L’art-thérapie, un terme et une formule à la mode ? Pas seulement. Depuis deux ans, je ne peins plus. Je suis « sèche », comme on dit familièrement. Mes pinceaux que j’aimais tant et que je retrouvais toujours avec une joie unique, sont rangés en rang d’oignons sur la table de bureau de l’artiste en herbe que je suis.

Ma motivation à peindre n’est plus, mais je sais qu’elle reviendra. C’est amusant d’ailleurs de savoir qu’on va revenir à une activité artistique qu’on aime, parce qu’en fait, c’est un peu comme une drogue, un bon vin, on n’oublie pas. C’est comme ça.

Depuis trois mois, je suis devenue parisienne, mais pas par choix. Au début, j’ai subi les événements et surtout les aléas de la vie dans la capitale, ses transports en bus,  Métro,  RER, longs, beaucoup trop longs à mon goût… Habituée à conduire ma voiture, à prendre ma route en main, écouter la musique qui me plaît, et choisir l’itinéraire que j’ai décidé. Pendant l’hiver 2010-2011, j’ai subi les attentes aux arrêts de bus, les changements, les loupés avec leurs marches interminables parce qu’on se trompe de sens pour récupérer une correspondance, ou parce qu’une grève surprise des transports surprise arrête au milieu d’un circuit… Alors j’ai décidé de me changer les idées, vraiment, puisque Paris est un lieu artistique unique pour celles et ceux qui s’intéressent à l’art, en général.

John Parsons, sous la direction de Rossetti, photographie Jane Morris (1865)

Je me suis penchée sur mon mouvement artistique favori, et j’ai trouvé une réponse magnifique avec l’exposition dédiée à la  place de la photographie dans l’émergence du mouvement préraphaélites, dans l’Angleterre du 19ème, au Musée d’Orsay, qui a lieu jusqu’au 29 mai prochain.

J’ai l’oeil collé au mur, je savoure chaque photographie, elles sont étonnantes et magnifiques, en noir et blanc, plus impressionnantes encore qu’en couleur, et plus sublimes que jamais. Quel

Julia Margaret Cameron, 1872, Pomone

niveau de perfection en 1850 ! La chapelle de Boton Abbey par Roger Fenton, les paysages de roche par John Payne Jennings, les grands arbres de l’avenue at Weston de James Sinclair, le portrait de Jane Morris posant pour  Gabriel Dante Rossetti, et cette femme admirable, photographe, à l’imagination soutenue, Julia Margaret Cameron…

Je reconnais la façon de procéder de l’artiste peintre symboliste Fernand Knopf, qui prenait sa soeur en photo avant de peindre ses compositions, cherchant la perfection dans la mise en scène tout en cultivant le mystique féminin et une certaine forme d’évanescence.

L’exposition est terminée et je le regrette déjà. Mes tracas sont envolés. Je me sens bien. Ma tête est légère comme elle ne l’a pas été depuis plusieurs mois, même peut être plusieurs années…. Comme lorsque j’avais peint. Je me rends à peine compte de ma faim, et de l’heure, 14h30. Je me dirige vers le champ de Mars, mon quartier, d’un pas léger.

Une ballade d’amour et de mort, Musée d’Orsay jusqu’au 29 mai 2011

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