Recherche d’emploi : comment j’ai rédigé mon premier CV depuis 20 ans !

icone.cv.Quand j’ai décidé de rejoindre le salariat, j’ai dû me rendre à l’évidence : je n’étais pas du tout outillée pour approcher les entreprises à la manière d’un futur collaborateur. J’avais besoin d’un CV ! Voilà le premier support incontournable, mais non plus le seul aujourd’hui j’en parlerai dans un autre papier, pour résumer et surtout « vendre » son parcours professionnel. Je crois bien avoir mis près de six mois pour arriver à construire non pas un mais au moins trois CV. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence : la polyvalence ou la multicompétence ne rentre pas sur un format standard A4 recto seul s’il vous plaît, édité en norme, et ce même avec un logiciel de PAO !

Maîtriser la contraction de texte !

En fait, on ne se rend jamais assez compte de l’utilité des cours de français au Lycée, où écoliers, nous apprenions à rédiger la fameuse « contraction de texte ». Je me souviens, à 15 ans en classe de seconde, avoir planché un dimanche complet sur une contraction de texte au sujet du succès mondial  incontesté de la poupée Barbie. Ma mère était venue à mon secours régulièrement pour me corriger, raturer, me rappeler de faire plus court, compter les mots etc etc… jusqu’à la remise de la copie au professeur de français qui m’a affublée d’un royal 13 sur 20 ! Je pensais avoir gagné au moins un 18 sur 20…

Et bien pour le CV, c’est pareil ! Je me suis présentée avec un CV de trois pages dans une association de conseil aux demandeurs d’emploi à Tours, très fière de moi. J’ai vite déchanté. Pourtant, je vous assure, j’avais été coachée par une consultante de l’Apec deux ans auparavant dans un forum organisé par ce même organsime à Lille Grand Palais. Les bénévoles de l’association de Tours ont ri, tout simplement : « vous devez tout entrer sur une page format A4 ». Ah bon ? Mais comment faire ? Comment résumer 20 ans d’expérience professionnelle avec la double compétence communicante et formatrice, ma formation universitaire et professionnelle et tout le tintouin… sur un aussi petit format ? Et comme freelance, j’ai plusieurs expériences à aligner sur le papier parce que je ne me suis pas spécialement tournée les pouces pendant dix ans. Et ça, je veux absolument l’encadrer en rouge et le souligner trois fois ! « Ah, ma petite dame, il faut contracter, résumer, aller à l’essentiel ! »

Sans les fameux « domaines de compétence », que serait un CV ? Une coquille vide ?

Ce n’est pas parce que l’écriture fait partie intégrante de mon métier, et également de ma formation en droit, où l’on passe son temps à lire, analyser, rédiger, que s’atteler à la rédaction de mon CV fût chose aisée ! Loin de là ! Alors j’ai fait de la pige, comme on dit en com’, après avoir longuement réfléchi à mon parcours pour en décortiquer les fameux « pôles ou domaines de compétences ». Ah ! Les domaines de compétences ! Le vrai Sésame de l’emploi. C’est un truc qui n’existait pas il y a vingt ans. Désolée. Je me souviens des CV que je triais avec mon père, responsable d’une agence d’ingénierie dans le traitement des eaux, quand j’étais plus jeune, et qui recevait des flopées de CV en réponse à ses annonces de recrutement. C’était plus simple à l’époque. Réellement ! On se cassait moins la tête à expliquer avec force détails qu’on maîtrise « le pilotage de projet », « le management de transition », « la planification des process »… Une fois que j’ai eu défini les trois ou quatre domaines clés dans mes compétences, j’ai trouvé que mon CV ressemblait aux CV des autres communicants. Même si les spécialistes m’assurent que c’est très clair ainsi. Admettons. J’ai fini par réaliser un CV qui tient la route, qui me plaît et qui a plu à quelques chasseurs de tête. Donc je ne suis pas trop has-been… c’est préférable pour une communicante…

Y’a quand même juste un truc qui m’échappe mais qui n’échappe pas à certains recruteurs qui estiment que c’est un atout (ou pas, selon le côté de la barrière où l’on se trouve) : je suis indépendante, donc chef d’entreprise individuel. J’ai démarré de zéro il y a plus de dix ans, sans client. Contrairement à beaucoup de salariés qui s’installent à leur compte dans le conseil avec leur ex-employeur comme premier et principal client pour démarrer. Ce que j’ai fait était plutôt risqué, mais s’établir à son compte, c’est prendre un risque. Que j’ai assumé, et ça n’a pas été simple tous les jours. Un truc qui fait peur aujourd’hui. J’ai tout construit : l’offre de services, les partenariats professionnels, le démarchage clients, j’ai bossé pendant plusieurs années 60 heures par semaine pour donner satisfaction, fidéliser les clients et les voir sourire.  Je le mets en avant comment, ce truc là ?

Appâter  sur les réseaux sociaux

Il faut bien sûr mettre en ligne son CV sur les réseaux sociaux : Viadéo, LinkedIn, Doyoubuzz et bien d’autres plate-formes qui se créent tous les jours… Etre visible, faire du SEO quoi. Il faut appâter sans trop en dire. Bref, faire du marketing. Bon, honnêtement, c’est un métier. C’est peut être pour ça qu’il y a autant de profils de pubeurs ou de communicants sur le Web, et moins de profils de commerciaux, pourtant très recherchés par les entreprises, ou d’organisateurs. Et comme on est nombreux sur ce créneau, il faut rivaliser d’originalité et de professionnalisme. Ben oui, sinon c’est pas marrant. Et puis aussi tenir un blog, comme celui-là, pour montrer ce qu’on sait faire ou exprimer son avis intelligemment sur son métier. Et puis, faire du Buzz, encore et toujours. C’est marqué en grand et en lettres capitales dans les articles conseils de l’Apec, Cadremploi etc. Un vrai boulot quoi ! Qui ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : aller à la rencontre de l’autre, pas uniquement via le Web. Lui téléphoner, lui proposer un rendez-vous, boire un café en centre ville… en résumé tenter de passer un moment sympathique, s’extraire un peu de la logique de recherche d’emploi. Ma philosophie est simple mais c’est peut être parce que j’ai vieilli (auquel cas j’assume !) : « y’a pas que le Web dans la vie ». Quand j’étais conseillère sur une plate forme téléphonique avec près de 200 appels par jour à gérer, je n’avais qu’une seule envie : voir les gens ! Ceux qui me connaissent me reconnaîtront bien là.

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