Recherche d’emploi : CVthèque, je t’aime moi non plus…

jetaimemoinonplusJ’ai bien envie de vous donner mes impressions sur un sujet épineux ou délicat -tout dépend du côté où l’on se place-, parce que hautement stratégique pour le demandeur d’emploi et les recruteurs : les CVthèques. La CVthèque… un passage (presque) obligé pour le demandeur d’emploi dans l’ère d’Internet. Mais pour quel résultat ?

« JungleCV »

OUI, je râle (encOre ! Mais c’est très français et puis sinon ce serait pas marrant…), mais sincèrement, rechercher un job, salarié s’entend, consiste à passer une grande partie de son temps à remplir ou mettre à jour son ou ses CV sur des sites internet dédiés à l’emploi. Une activité des plus passionnantes et instructives, comme on peut s’en douter… L’ensemble des demandeurs d’emploi se coltine ce travail pour lequel j’émets beaucoup de réserve, et je ne suis pas la seule, à la vue du temps passé et du faible retour engendré (je rappelle que je fais partie d’une association d’aide au retour à l’emploi des cadres en région Centre, CTP37). Les sites d’offres d’emploi pullulent : jobmachin, jobradin, jobrigolo, jobrapido, et j’en passe ! La crise aidant, un business des job-board a vu le jour, sites de surcroît alimentés en permanence par la e-pub et surtout le reciblage publicitaire ou retarging. Vous savez, ces petits annonces qui se faufilent dans la page sur laquelle vous surfez,  qui vous présentent des offres d’emploi à pourvoir qui correspondent exactement à votre profil,  vous incitant (fortement) à venir les découvrir.

Il y a bien sûr les incontournables plates formes que je ne mommerai pas pour éviter de leur faire de la pub, en qui le demandeur d’emploi voit le ou les sauveurs ! Mais pas très longtemps… Ces plates formes exigent de vous une remise à jour permanente  du CV pour espérer « remonter » dans les résultats des requêtes des recruteurs. Elles vous adressent régulièrement des relances de type « Pensez à réactualiser votre CV, vous avez certainement une expérience ou une nouveauté à ajouter depuis la dernière mise en ligne il y a trois mois, six mois, neuf mois » etc. Des conseils aussi inutiles que polluants, si vous voulez mon humble avis… Continuer la lecture de Recherche d’emploi : CVthèque, je t’aime moi non plus…

Recherche d’emploi : doucement les yeux…

Young b-boy man with naked torso doing brake dancing movementsJe me suis lancée depuis quelques mois dans la recherche d’un travail salarié… Le premier bilan après plusieurs mois d’investigations est assez décevant. Je découvre un marché du travail très rigide. Les entreprises cherchent non plus le mouton à cinq pattes, mais à dix. Existe-t-il réellement ou est-il logé dans leur imaginaire 

Premier de la classe

J’ai eu l’habitude, comme prestataire de services, d’avoir de bonnes surprises de temps en temps. Et oui ! Un client désire avant tout un résultat, et souvent, il se laisse convaincre qu’il vaut mieux écouter et se laisser guider par le professionnel, pour arriver à ce fameux résultat. Peu importe le diplôme, l’âge, les rides ou les kilos… Pour le coup, seules comptent l’expérience, encore que (certaines entreprises m’ont fait confiance sur des projets où j’étais novice mais où le raisonnement était cohérent), la créativité et… la confiance mutuelle aussi.

Je dois abandonner ce schéma. Je ne suis plus la professionnelle qui conseille, je dois devenir le premier de la classe qui a 20/20 à toutes les questions et qui doit rentrer dans une case bien définie. Voilà le parcours du demandeur d’emploi. C’est celui-là et pas un autre. L’expérience du salariat (10 ans) et celle de l’entrepreneuriat (10 ans) sont là pour me le faire constater… à regrets. Si vous saviez à quel point ! Continuer la lecture de Recherche d’emploi : doucement les yeux…

Communication interne : vers un « profond désir de considération humaine* »

La Communication Interne, c’est un métier dont on a besoin, maintenant.

L’institut Viavoice vient de  le mettre en évidence en janvier 2010, dans un sondage d’opinion très intéressant sur le sujet, pour  HEC, « Réussir », Le Figaro, France Inter et France 24. Un sondage qui sonne le glas des désidératas des cadres  : « Au cœur de la crise, des cadres en mal d’humain ».

Un des enseignements principal de ce sondage, selon l’analyse de François Miquet-Marty, directeur de la société d’études et de conseil Viavoice, est celui du « profond désir de considération » des cadres du secteur privé, préoccupation supérieure à celle de la rémunération.  A la question « en 2010, que faudrait-il améliorer en priorité, dans l’entreprise dans laquelle vous travaillez ?« , la réponse est sans appel  : « Des éléments relevant de la communication (à 44%) et en priorité la communication interne : 31%, laquelle concerne directement les salariés dans l’entreprise.
Viennent ensuite les aspects relationnels, en 2ème position à 39% :  «la considération et le respect : 12%», « les relations avec les clients : 15%», «l’ambiance : 9%», «les relations avec les  fournisseurs : 3%»

Selon cet institut, « les cadres aspireraient à un monde qui revienne à l’essentiel et privilégie les valeurs humaines sur l’argent. »

* propos repris de l’étude d’opinion réalisée par l’institut Viavoice.

Interviews effectuées du 19 au 31 décembre 2009,par téléphone.
Échantillon de 403 personnes, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine.
Représentativité assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants :sexe, âge, statut d’activité
Représentativité assurée par laméthode des quotas appliquée aux critères suivants :sexe, âge, statut d’activité
(salarié du secteur public ou du secteur privé).

Source et résultats détaillés au format PDF sur : www.institut-viavoice.com

Communication interne, les différentes facettes du métier

la communication interne existe dans une entreprise parce que la Direction le veut

Je m’étais promis que l’un des premiers papiers que j’écrirais sur une facette de mon métier, ici, porterait sur  la communication interne en entreprise. Ayant assumé la fonction de communiquant interne pendant 7 ans dans une grande entreprise du Nord faisant partie d’un groupe de VAD ( société qui au cours de ces 7 ans a connu une explosion de son effectif en passant de 350 à 1200 salariés),  je voulais transmettre un peu d’expérience. Et puis aussi parce que j’ai continué à assurer des prestations en communication interne que j’ai trouvées très riches. Elles ont forgées mes convictions sur ce métier.

J’ai dispensé des cours aussi dans ce domaine pendant presque 10 ans, auprès de jeunes gens qui se destinaient à devenir de fringants communiquants… externes ! J’en ai vu  quelques uns évoluer dans leur projet professionnel entre le début et la fin de l’année,  et se décider pour la carrière de communiquant interne… à mon grand plaisir.

Plonger dans la communication externe est plus ludique au premier abord, c’est sûr, surtout avec le Web aujourd’hui (encore que !), face à l’opiniâtreté dont il faut faire preuve pour s’approprier la reconnaissance de ses collègues en entreprise, quand on élabore  la communication interne. On y apprend à être humble, et que jamais rien n’est acquis ni gagné d’avance.

Pourquoi la communication interne est-elle encore trop souvent négligée, un peu reléguée ? Communiquer vers les salariés est-il moins glorieux ou important que communiquer vers les médias ? Est-ce que cela rapporte moins à l’entreprise ? Evidemment non !

Sans généraliser, il faut regarder l’histoire de l’entreprise et aussi, l’homme (le plus souvent) ou la femme à la tête de cette structure pour comprendre si la communication interne existe. Cette dernière vit parce qu’il y a une volonté de la Direction Générale de communiquer.  C’est un poncif  ! Mais je le constate hélas tous les jours, dans mes relations avec les clients. Je dirai même que la communication interne, c’est une question… de personnalité, de vision de celui ou de celle qui est à la direction de l’entreprise, que cette dernière soit une TPE, PME ou un grand groupe. Cette personne donne l’impulsion, et le reste suit.

J’ai croisé des PME où la communication interne était une réalité de tous les jours et où chacun se sentait bien, et des grandes entreprises où malgré la multiplicité des supports, les salariés se posaient des questions sur le sens de leur mission.

Quelles sont les différentes facettes de la communication interne ?

– C’est un métier de ressources humaines,  il nécessite des convictions fortes, de s’intéresser et d’être à l’aise avec les valeurs humaines de l’entreprise. Beaucoup d’entreprise rattachent la communication interne à la DRH. Elle prend alors toute sa dimension : faire partager une culture commune à l’ensemble des salariés, des valeurs d’entreprise, en expliquant à chacun le sens de son action dans la réussite globale de l’entreprise et donner au management un vrai rôle de partage, au delà de la simple transmission de l’information.

On pense à tord, à mon avis, que cette place sous hiérarchie de la DRH est mauvaise, parce qu’on imagine « manipuler » le discours dispensé aux salariés. Mais on manipule l’information à tous niveaux ! Je dirais même que la manipulation vient avant même d’atteindre la DRH : des managers eux mêmes, qui s’autocensurent. Et le positionnement de la communication interne au sein d’une Direction de la communication globale n’échappe pas à cet écueil ! Les mots sont toujours pesés, dès que l’entreprise veut communiquer, que ce soit en interne ou en externe !

la communication interne est un métier qui demande persévérance

C’est un métier de persévérance. Il est beaucoup moins honorifique ou gratifiant que la communication externe : pas de risque de se voir citer dans la presse en cas de réussite d’une opération…mais plutôt des poignées de mains bien franches le lundi matin… Et en cas d’échec… notre crédibilité de communiquant est mise à rude épreuve ! Il faut reconquérir la confiance interne, remettre l’ouvrage sur le métier… notre égo doit être minimaliste, en com’interne.

C’est un métier de cohérence. Toujours rester en phase entre ce qui se passe dans l’entreprise et ce qu’on divulgue à l’extérieur. D’accord, avec les outils Internet, les médias toujours plus puissants, il est parfois difficile de passer au travers des mailles du filet ! Il faut savoir filtrer. Ca c’est le boulot d’un DG, et d’un directeur ou directrice de Com’ et aussi… de leurs troupes !

C’est un métier créatif ! Evidemment, il n’y a pas que dans la pub où on a le droit de se faire plaisir ! Pour les salariés, que nous pouvons considérer comme nos clients internes, soyons audacieux ! Imaginons des actions de communication hautes en couleur ! Quelques exemples des événements que j’ai mis en place pour les salariés sur un mode créatif ou ludique : le visionnage en avant première de la première pub télé de mon entreprise de l’époque, pub diffusée en prime time sur TF1,  sous forme d’avant première de cinéma, avec distribution de glaces et bonbons ; des cars anglais transformés en maisons numériques mobiles se déplaçant sur différents sites de la métropole de Lille où étaient regroupés les salariés, pour l’inauguration de l’Intranet d’entreprise…

Enfin, c’est un métier où les budgets sont chiches ! La plupart du temps. Même si personnellement je n’ai pas connu cette situation comme animatrice de la communication interne, et absolument tout le temps comme consultante externe pour les entreprises clientes ! Pourquoi ce raccourci de raisonnement ? Parce qu’il est impossible d’atteindre un retour sur investissement avec un capital humain qui se traduirait en pourcentage de marge sur de beaux tableaux Excel, comme on le ferait avec des paquets de lessive ! On sait très bien qu’on investit en communication interne pour le bien de l’entreprise et des salariés. Arrétons l’hypocrisie. Inutile de vouloir comptabiliser sur une échelle de 1 à 10 le plaisir au travail, le niveau de satisfaction d’informations pour exercer sa mission, l’ambiance  avec les collègues, le sentiment d’appartenance à une enseigne dont on est fier, à l’extérieur !

C’est un métier dont on a besoin, maintenant, en cette période économique tendue, perturbée, qu’on appelle « de crise » et pourtant c’est un domaine qui a du mal à gagner ses lettres de noblesse. Cependant, il suffit d’ouvrir les yeux, de regarder autour de soi, ses parents, frères ou soeurs, cousins ou cousines, amis… vous les entendrez parfois se plaindre du manque de communication « avec le chef » au travail qui a des conséquences sur leur moral, de la mauvaise ambiance parce qu’on ne sait rien de ce qui se « trame là-haut », de leur frustration en lisant une annonce de fusion avec une autre entreprise dans les médias par exemple… Il serait si simple de faire autrement et tellement plus profitable pour tous, à commencer par l’entreprise elle même.

(partie I)

Regard sur la com’interne

Je souhaite partager avec vous un article paru dans la voix du nord ce matin, « LE REGARD de PASCAL CAILLÉ Conseiller en communication et chef d’entreprise, il aime bien quand le courant passe bien ». Des paroles en or, pour changer… et ça fait du bien, vraiment !