Je suis en libéral, donc je m’appelle… « Crésus » !

Définition de Crésus vue dans le dictionnaire : « Nom d’un roi de Lydie, qui possédait de grandes richesses. Se dit souvent dans le langage familier, d’un homme extrêmement riche. C’est un Crésus. »

La semaine dernière, un interlocuteur me laisse deux messages sur ma boite vocale m’invitant à le rappeler, comme spécialiste de la communication d’entreprise, pour une interview à paraître dans un journal spécialisé dans la communication. Très bien ! Quelle chance ! Je ne connais pas du tout ce support (la France détient le record du nombre de titres magazine avec plus de… 10 000 titres ?), mais je vérifie sur Internet, ce support existe bel et bien, et parait effectivement cadrer, dans les thématiques, avec mon métier.

Une occasion à saisir « vite aux cheveux », comme aurait dit Molière !

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Focus sur le moral des communicants en février 2010

L’Ujjef Paris publie régulièrement des enquêtes sur le moral des communicants. La 3ème vient de sortir, qui date de février 2010, menée par Occurence (certifiée Iso 9001:2000). Qu’en est-il ?

90% des communicants interrogés* sont plutôt confiants dans l’avenir du secteur de la communication, 45% d’entre eux estimant que leur situation professionnelle va rester stationnaire (contre 54% il y a 9 mois) et 12% (contre 2% il y a 9 mois) qu’elle va nettement s’améliorer.

Les budgets : la moité des répondants envisagent une baisse des budgets 2010 par rapport à 2009. Seuls 20% pronostiquent une hausse.

2010, l’année d’un nouveau départ ?

Pour l’ensemble des répondants, 2010 marque le pas : ce sera une année de nouveau départ.  Les termes utilisés pour qualifier l’année sont : rebond, renaissance, reconstruction, redéfintion, répartition, redistribution, réorganisation… mais aussi, résignation, résistance, repli, restriction pour les plus septiques… Au global, selon Occurence, 2010 sera une année de transition, incertaine, et de consolidation, bref, allons nous vers un nouveau départ ?

*305 répondants sur 1287 adhérents, soit 24%. 57% représentent des entreprises, 18% des agences, 11% des administrations ou collectivités, 9% des indépendants, 3% des sociétés d’études, 3% des écoles, universités, organisme de formation.

Quand un freelance rencontre un autre freelance via Internet

Laurence m’a envoyé un email, il y a une bonne quinzaine de jours, enthousiasmée, en m’expliquant qu’elle avait trouvé mon site sur le Web et que mon positionnement de free lance correspondait à ce qu’elle avait en tête pour elle même.

Laurence habite dans le sud de la France (ça me fait rêver, mais je m’en rapproche de ce fichu sud, puisque je déménage à 550 km de Lille, presque en droite ligne, pour rejoindre Tours d’ici six bons mois) et ne sera pas une concurrente directe (et quand bien même…).

Nous avons fait connaissance après quelques échanges de mails, et oui, cette sudiste connait le nord : Amiens, Roncq, Wasquehal et Lille bien sûr qu’elle classe à part, et elle a bien raison ! Lille, comme capitale régionale, est un peu déconnectée des autres villes de l’agglomération tant par son architecture, son plan de circulation (au secours le racket des automobilistes !), que par sa population, ses services, et ses prix ! (et oui, un petit noir prix au bar du café du coin a le même prix à Paris qu’à Lille et l’immobilier continue de flamber, comme à Paris. Il faut être très argenté pour vivre dans le centre de Lille).

Laurence a une belle expérience dans le BTP de directrice de communication, entre autres, et elle cherche aujourd’hui un nouveau souffle dans sa carrière. L’indépendance la tente bien. Nous avons discuté à battons rompus de tout : de notre positionnement, des tarifs en freelance, pas de tabous, du comportement des clients, du type de structures à démarcher, du statut à choisir, de la définition de la communication, de l’idée que ce font les autres de notre métier de communicant d’entreprise, et ce n’est pas fini, nous nous donnerons d’autres rendez-vous téléphoniques !

Ainsi, un premier bel échange, qui m’a fait du bien dans mon univers de freelance après huit jours passés au vert.

Un consultant externe missionné au long cours par un client : l’art de rester indépendant


Abordons le sujet du freelance qui se voit confier une mission au long cours par un client dans son métier, dont il devient littéralement le chef d’orchestre. C’est assez régulier. Il est tentant de penser que que de percevoir des revenus réguliers, comme un salarié, est idéal… En fait, cette situation peut créer une dépendance pour le freelance, si l’on ne cadre pas les choses tout de suite.

Car ne nous y trompons pas, un client qui demande à un freelance de gérer l’ensemble des aspects de ses dossiers dans un domaine d’activité (la communication, la formation, l’informatique…), vous substitue à une charge salariale interne, en prenant beaucoup moins de risques (financier et de personnel), que s’il s’agissait d’une embauche.

Le travail sera toujours bien fait puisque vous avez une conscience professionnelle supérieure : installé à votre compte, il vous est interdit de décevoir.

On appelle cela « externaliser » des dossiers, des projets, une prestation. Jamais externaliser un poste de travail d’ailleurs. Il s’ensuit parfois, avec le temps, un certain flou artistique dans l’étendue de la prestation, qui peut transformer la mission chef d’orchestre en mission énergivore.

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Quel futur profil pour les free lance en communication ?

Dans le cadre de sa vocation de veille des métiers de la communication, l’UJJEF a mené une enquête sur « le profil de l’indépendant en communication de demain ». Un groupe de travail issu de la Commission des Indépendants de l’Ujjef a mené au premier trimestre 2009 cette enquête sur ce thème auprès de vingt-deux  interlocuteurs représentatifs de l’univers de la communication: agences,  entreprises, ressources humaines, écoles, prospectivistes et indépendants eux-mêmes.

Que représente aujourd’hui l’indépendant en communication ?

– une variable d’ajustement puisque le recours à l’externalisation d’une prestation a lieu lors d’un surcroît ponctuel d’activité ou pour des réalisations nécessitant des compétences « techniques » (événementiel, création graphique, éditorial, site Internet…), notamment dans un contexte budgétaire tendu.
une réponse à un besoin croissant d’expertise résultant de l’hyperspécialisation des métiers de l’univers de la communication.

Que sera l’indépendant en communication de demain ?

L’indépendant de demain est avant tout un expert multi canal et pro actif. Selon l’UJJEF, « il doit être capable de faire de la veille stratégique, du benchmark et d’anticiper les tendances ». « Il connait les nouveaux outils numériques et maîtrise l’utilisation d’une plate-forme de contenus. Dans l’opérationnel, il pose un regard neuf sur les problématiques clients et enrichit les contenus ».

L’indépendant devra savoir anticiper, conjuguer savoir faire (se spécialiser dans des domaines recherchés, intégrer  les enjeux stratégiques de l’entreprise et développer en permanence ses compétences) et savoir être (ses qualités relationnelles, sa capacité à se vendre, et à comprendre les enjeux commerciaux de son client).

L’indépendant est un singulier décliné au pluriel : s’appuyer sur un réseau, s’enrichir, se former et proposer des talents complémentaires aux clients.

En conclusion : « Les communicants indépendants de demain s’intégreront dans une dynamique de coproduction, d’ouverture et de progrès. Intelligence collective, interconnexion, agilité répondront aux attentes des agences et des organisations ». Tout un programme…


Qui sont les free lance en communication ?

Une étude menée par l’UJJEF en 2008 s’est penchée sur le profil des communiquants indépendants… une enquête a donc été réalisée auprès des adhérents indépendants dont je fais partie. Il était temps qu’on s’intéresse un peu à nous ! Penchons nous sur les résultats…

Quel est le métier du communiquant indépendant ?

Conseil en communication à 52,6 %
Journaliste d’entreprise à 50 %
Concepteur-rédacteur à 31%
loin derrière, photographe, illustrateur, directeur artistique…

Quel est le profil du communiquant indépendant ?

63% de femmes, 36% d’hommes. 26% entre 40 et 50 ans. 18% entre 30 et 40 ans. Travailleur indépendant à 68%, en portage salarial à 34%. Les indépendants ont majoritairement 15 ans d’expérience. 68% travaillent à domicile, 38% ont un bureau à l’extérieur. Les domaines d’expertise regroupent essentiellement : l’industrie et BTP, l’Éducation/Formation, les Ressources humaines, La Banque, la Finance , la Santé (entre nous, exactement les domaines où j’exerce des prestations en communication !).

Pour quels supports travaillent-ils ?

• Magazines de presse interne  : 60,5 %
• Magazines de presse externe :  65,7 %
• Newsletters internes :  55,2 %
• Newsletters externes : 50 %
• Plaquettes, rapports annuels… : 65,7 %
• Livres d’entreprise : 28,9 %
• Sites web : 65,7 %
• Presse kiosque : 18,4 %

Pour tout savoir sur l’enquête : rendez-vous le site de l’UJJEF Paris