Le statut de free, pour moi, c’est fini

brins de bl au ventJ’ai eu du mal à me décider, mais j’ai fini par tout arrêter. Je ne suis plus freelance. Même quand je n’avais pas de client, j’étais freelance.

Maintenant, je suis chômeuse entre deux contrats de formateur. Youpi ! Car ces contrats courts – la formation, une activité annexe qui prend de plus en plus d’espace – s’arrêtent avec les stages, examens etc. des étudiants, dans le supérieur. Je rejoins le bataillon des 1,2 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi depuis 2012, de manière virtuelle… parce que je n’ai pas assez d’heures cumulées sur une année pour prétendre à quoi que ce soit. Mon cas ne va alourdir le panier des indemnités même si je n’en ai jamais perçues de toute ma vie professionnelle.

Zéro chiffre ne veut pas dire zéro cotisation

J’ai décidé d’arrêter de payer des cotisations dans le vide, ou presque… Au risque de relancer une polémique déjà mille fois rabâchée, eh oui !  Quand on acquiert le statut de libéral, ou travailleur indépendant ou TNS (travailleur non salarié), le seul qui existait quand je me suis installée à mon compte, on paie des cotisations même si le chiffre d’affaires ne rentre pas ou peu… au contraire de celui d’auto-entrepreneur par exemple. Avec le trio URSSAF, RSI, et Cipav, ce dernier s’étant fait récemment connaître dans la presse pour son impopularité légendaire. Des minimas sont imposés. Les plus lourds sont ceux de la Cipav, la retraite. Voyez plutôt : 1500 euros annuels pour une cotisation de base vous rapportant 90 euros de rente par an après 65 euh… 68 ans… Quand le chiffre rentre difficilement, il faut à tout prix échapper à ce racket ! Avec le statut auto-entrepreneur par exemple : tant que t’as pas de chiffres, tu paies rien. Il y a deux poids deux mesures en France et maintenant, je sais de quoi je parle ! J’aurai pu écrire, pudiquement, comme on l’entend dans les interview ou comme on le lit dans les magazines : « j’ai arrêté mon activité pour des raisons personnelles ». Ca me fait sourire, ce genre d’excuse. Et bien non, j’affiche la couleur, c’est tout.

Une activité en pointillé depuis plusieurs années

Depuis plusieurs années, le métier de communicante que j’aimais exercer est devenu de plus en plus difficile, pour moi, mais j’ai connaissance aussi de freelance au travail de qualité dans leur partie qui souffrent également : crise, compression des budgets, changement de région, de mentalité, concurrence déloyale avec des prestations bradées, sous-traitées, bâclées, petits arrangements entre amis, low cost généralisé… à la longue, c’est devenu usant, presque davantage pour mon moral que pour mes finances d’ailleurs ! La rédaction professionnelle par exemple, j’entends par là la rédaction avec la connaissance et la maîtrise des techniques journalistiques, qui était le fer de lance de mon activité, est attaquée de toutes parts : 1. ça n’intéresse plus grand monde…. il suffit de se balader sur le web, dans les copies des étudiants qui ont passé le Bac, pour constater à quel point le niveau grammatical et orthographique en français, ne serait-ce que le niveau, est lamentable 2. les entreprises préfèrent s’en remettre aux compétences internes (je le comprends aisément, mais quand la rédaction est bien indigente, parce que déléguée à des amateurs dans le domaine, il ne faut pas venir pleurer qu’on a mis beaucoup de sous dans un site web qui ne rapporte pas assez, ou qui est mal positionné sur les moteurs de recherche, par exemple…) 3. les professionnels de l’écriture, dont je fais partie, sont concurrencés par les tarifs des plate-forme du nord de l’Afrique (le Maroc entre autre…), qui alignent des prix qui n’ont aucun sens chez nous, avec les charges à payer en France, et le salaire que l’on espère  retirer de notre activité. 4. enfin, certains professionnels eux mêmes bradent les tarifs de leurs prestations… ils trouvent forcément preneurs…

La vie en free, c’est une expérience unique, parfois ratée ou triomphante, souvent inégale, comme la mienne, qui s’est caractérisée par un décollage en flèche après des débuts très difficiles, et un délitement sournois. Ma vie en free c’était des rencontres et des projets, des idées et de la créativité, des tremblements de terre et des traversées du désert, une vie à 100 à l’heure, des week-end sacrifiés à la pelle et des sourires clients qui vous les font oublier, des prises de tête et des casse tête, une solidarité à nulle autre pareille entre indépendants, des attentes et des flops mais jamais de regrets (un truc qu’on ne vit que quand on est free), des réussites justifiées, parfois inattendues, et des remerciements…

Bon vent à tous les free !

 

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Comment les français utilisent-ils les réseaux sociaux en 2014 ?

Dans son communiqué presse en date du 17 décembre 2013, l’Observatoire des Réseaux Sociaux* de l’Ifop (#ifoprezosocio) annonce que Facebook, YouTube et Twitter forment « encore le podium des réseaux sociaux les plus connus par les internautes Français », pour l’année. Mais ce trio est un peu l’arbre qui cache la forêt. Toujours selon Ifop, 70% des internautes Français connaissent les réseaux tels que Skype, Google+, Dailymotion, Copains d’avant, Deezer, Spotify, Instagram, LinkedIn, Tumblr. En termes d’utilisation, l’Observatoire met en avant un taux d’inscription toujours élevé sur les réseaux, mais une activité moins axée sur le partage de la vie privée ou les opinions personnelles. Les internautes entreraient-ils dans une phase de maturité de l’utilisation des réseaux sociaux ?

Les Français s’inscrivent toujours autant sur les réseaux sociaux

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Evolution de l’inscription sur les Réseaux Sociaux – Source : Observatoire des Réseaux Sociaux 2013. #IFOPREZOSOCIO. Publication Ifop.

Selon l’Observatoire des Réseaux Sociaux de l’Ifop, Facebook concentre toujours le plus grand nombre d’inscription, avec +9 points par rapport à 2012, date de la dernière étude réalisée par l’organisme, et 63% d’inscrits. En seconde position, on retrouve Skype, avec 47% d’inscrits, nouveau venu dans le classement, et enfin, Copains d’avant, qui occupe toujours la 3ème place, avec 36% d’inscrits. Google+, avec 32% d’inscrits, se rapproche de la 3ème place, et connaît une progression de +11 points sur la période considérée.

Par catégorie de population, ce sont les femmes qui sont prioritairement inscrites sur Facebook, 66%, contre 60% pour les hommes, de même que sur Copains d’avant, (39% contre 33% pour les hommes). Les hommes sont majoritaires sur Skype (50% contre 44% des femmes) et Google+ (38% d’hommes contre 27% de femmes). C’est la tranche des 18-24 ans qui est la plus présente sur Facebook (83%), Skype (63%), Google+ (40%), Youtube (56%), Deezer (43%), Twitter (31%).

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Bienvenue en 2014

voeux.l.perchet.2014
Pour 2014, la Touraine à l’honneur : Pivoines au château de la Chatonnière, Jardin du château de Valmer, cygnes dans le jardin de Villandry, Jardin italien du château de la Bourdaisière.

Une quadra DRH au chômage qui ne manie pas la langue de bois

Soisic Navalo : Le journal d'une DRH au chômage.
Soisic Navalo :  journal d’une QUADRA DRH au chômage.

Soisic Navalo donne le ton de son récit dès les premières lignes et campe une situation qu’elle juge presque ubuesque, pour elle : devenir chômeuse. « J’ai 46 ans, je suis ce qu’on appelle une Exécutive Woman. Je travaille depuis vingt ans en moyenne 15 heures par jour. (…) Et c’est là que se produit un événement dont je me disais toujours que ça finirait bien par arriver, sans pour autant y croire pour de vrai (…) : je deviens en un instant une « Excecutive Woman au chômage« .

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Recherche d’emploi : comment j’ai rédigé mon premier CV depuis 20 ans !

icone.cv.Quand j’ai décidé de rejoindre le salariat, j’ai dû me rendre à l’évidence : je n’étais pas du tout outillée pour approcher les entreprises à la manière d’un futur collaborateur. J’avais besoin d’un CV ! Voilà le premier support incontournable, mais non plus le seul aujourd’hui j’en parlerai dans un autre papier, pour résumer et surtout « vendre » son parcours professionnel. Je crois bien avoir mis près de six mois pour arriver à construire non pas un mais au moins trois CV. Parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence : la polyvalence ou la multicompétence ne rentre pas sur un format standard A4 recto seul s’il vous plaît, édité en norme, et ce même avec un logiciel de PAO !

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